S’entraider, résister, exister : la solidarité vue par les séries

Rubrique Multimédia
Les séries ont cet avantage: elles prennent le temps. Elles suivent les personnages sur plusieurs saisons, laissent les relations se construire, se casser, se réparer. Elles montrent que la solidarité, ce n’est pas juste un geste isolé, mais quelque chose qui relie les gens chaque jour.
Sense8 (2015–2018) – La solidarité globale

La série suit huit personnes vivant aux quatre coins du monde, soudain liées par une connexion mentale et émotionnelle qui leur permet de partager leurs sensations, leurs compétences et leurs souvenirs. Chacun fait face à ses propres difficultés, sociales, familiales, identitaires, mais leur lien devient une ressource vitale pour survivre. Ensemble, ils apprennent à se faire confiance, à se protéger et à s’appuyer sur les forces de chacun. Sense8 propose une vision puissante de la solidarité: celle qui dépasse les frontières, les langues et les cultures pour créer une communauté inattendue. Cette fiction propose une métaphore forte de la connexion humaine : comprendre l’autre, même à distance, devient une manière de surmonter des défis communs.
Superstore (2015–2021) – La solidarité au travail

La série nous plonge dans le quotidien d’un groupe d’employés d’un grand magasin discount américain. Entre les règles absurdes de l’entreprise, les clients imprévisibles et les situations improbables, les personnages apprennent à progresser ensemble dans un environnement parfois difficile. Mais derrière l’humour, Superstore montre comment un lieu de travail peut devenir un espace de soutien, où l’on se serre les coudes face aux injustices, aux difficultés financières ou aux décisions de la hiérarchie. La solidarité y prend la forme de petites alliances, de gestes discrets et de moments de complicité qui rendent le quotidien plus vivable.
Anecdote sur le tournage
L’ambiance était tellement détendue sur le tournage que les acteurs restaient des heures sur le plateau même quand leurs scènes étaient terminées. Ils traînaient dans la salle de pause, jouaient avec les accessoires, improvisaient des mini‑sketche au point que l’équipe technique devait parfois leur dire : « Les gars, on doit fermer le magasin. Littéralement. »
