Se rassembler ? Mais où ? Vouloir être ensemble nécessite une initiative : le regroupement. Chaque événement, chaque rencontre nécessite un lieu. C’est précisément autour de cette idée qu’ENSEMBLE vous propose différentes occasions de se retrouver, que le lieu soit fixe ou éphémère.

Shotgun ou le bon plan spécial event :

Les applications de rencontre, on a tous compris le principe. Mais nous voulons une autre proposition : comment se rassembler et rester au courant des événements qui nous correspondent vraiment ? Une question, une réponse : l’application Shotgun.

Lancée en 2014 par Lucas Gérard, Tristan Le Corre et Romain Dugier , Shotgun est née d’un constat simple : Paris s’ennuyait. Une nouvelle génération créative émergeait, mais il manquait un pont pour lui permettre de partager avec un public avide d’expériences.  L’application propose à ses utilisateurs un répertoire d’événements, gratuits ou payants, filtrés selon leurs genres musicaux favoris et leurs centres d’intérêts. Aujourd’hui, Shotgun compte 5 millions d’utilisateurs en France et a réalisé 200 millions d’euros de volume de billets en 2024.  Certes, la moyenne d’âge des utilisateurs tourne autour de 26 ans , mais la plateforme s’adapte à tous. D’autres alternatives comme DICE ou KLUB proposent également un accès à ces événements. Une fois l’événement réservé, il n’y a plus qu’à se rendre sur place et scanner son billet.

Villes
Organisateurs
Artistes
Festivals
Concert Organisé

Mais les applications ne font qu’ouvrir la porte. Ce sont les collectifs qui donnent vraiment vie aux soirées. C’est précisément le cas d’ENSEMBLE. Créé en mai 2023, ce collectif est dédié à rassembler des communautés autour de la culture urbaine. Porté par une vision inclusive, il met en lumière les sonorités hip-hop et afro, tout en célébrant l’énergie et la diversité qui définissent ces univers.  Loin de se limiter à la fête, ENSEMBLE s’adresse à tous ceux qui veulent créer des liens et dépasser les différences culturelles, ethniques et sociales. Chaque événement est imaginé pour offrir une expérience conviviale et immersive, où les artistes ont carte blanche pour mêler influences mainstream et underground.  Depuis sa création, le collectif a déjà organisé plus de 35 éditions à Paris — et s’est même exporté jusqu’à Abidjan pour une « ABJ Takeover », preuve que l’envie de se retrouver ne connaît pas de frontières.

=

La Watch Party de Lyas : la mode comme prétexte au rassemblement

Et si j’organisais un événement 100% gratuit réunissant professionnels, fans et curieux autour d’une projection géante de la Fashion Week ? C’est le pari fou qu’a relevé Elias Medini, connu sous le nom de Lyas, influenceur mode, à seulement 24 ans. 

Tout commence au moment du premier défilé Dior signé Jonathan Anderson. Lyas n’est pas invité. Frustration ? Non, plutôt une opportunité. Il imagine alors une « Watch Party » organisée en un claquement de doigt dans un bistrot de la rue du Faubourg Saint-Denis.  La foule déborde jusque sur le trottoir pour l’evenement 100% gratuit. La graine est plantée.

En quelques éditions, La Caserne — ancienne caserne de pompiers transformée en hub culturel — attire plus de 13 000 personnes sur huit jours, avec des projections live de Dior, Chanel, Saint Laurent, Balenciaga et Courrèges.  L’ambiance ? Des boissons gratuites en main, la salle ressemble davantage à un bar du soir de match qu’à un défilé de haute couture — sauf que c’est bien de mode dont il s’agit.  Entre les shows, des DJ sets maintiennent l’énergie. Et après chaque défilé, un QR code sur l’écran géant invite chaque spectateur à noter la collection sur cinq étoiles — ceux qui votent reçoivent un micro pour venir défendre leur avis devant la salle.  Lyas revient lui-même après chaque show pour débattre avec la foule, et convie des mannequins ou personnalités du secteur pour donner au public un accès inédit aux coulisses de l’industrie.  Pour la collection Automne-Hiver 2026-2027, c’est au Théâtre du Châtelet que Lyas installe sa Watch Party , et une première édition officielle à Londres a suivi, juste après la Fashion Week de New York.  Ce qui a commencé dans un bar de quartier est devenu un phénomène culturel mondial : la preuve qu’un écran partagé peut suffire à créer du lien.

Manger ensemble : quand la table devient un lieu de rencontre

On va au restaurant pour manger. Mais certains lieux ont décidé d’en faire bien plus : un espace de partage, de curiosité et de lien. À Paris, une nouvelle génération d’adresses réinvente la sortie en faisant de la table un prétexte pour se retrouver, s’ouvrir aux autres, et repartir avec quelque chose en plus qu’un repas.

La Félicita — Paris 13e : la fête italienne en format XXL

Installée au cœur de Station F, dans le 13e arrondissement, La Félicita bouscule les codes de la restauration traditionnelle. À mi-chemin entre trattoria géante, food court et lieu de vie festif, ce spot invite à découvrir une Italie généreuse, vivante et décomplexée.  Avec ses 4 500 m² et ses 8 cuisines, c’est tout simplement le plus grand restaurant d’Europe. Mais les chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire.

Ici, l’assiette n’est qu’un prétexte. Pas de réservation, pas de service à table : on choisit son stand, on s’installe où on veut, et on profite d’une animation incessante — concerts live, expos de street art, DJ sets.  Des festivals, séances de cinéma, karaokés et ateliers pour enfants le dimanche complètent le programme , faisant de La Félicita un lieu pensé pour toutes les générations. Les parents sirotent un spritz au bar pendant que les petits s’initient à la pâtisserie ou au dessin — personne ne s’ennuie, personne n’est laissé de côté. De longues tables dressées façon banquet brisent immédiatement la logique du repas en tête-à-tête  : on déborde sur la tablée du voisin, on improvise des conversations, on repart avec des inconnus devenus familiers. La Félicita, c’est l’anti-restaurant : un lieu où manger est presque secondaire.

La Recyclerie — Paris 18e : un café qui répare le monde (et les objets)

Ouverte en 2014 dans une ancienne gare de la Petite Ceinture parisienne, à la Porte de Clignancourt, La Recyclerie est un tiers-lieu dédié à l’écoresponsabilité, thème qui guide toutes les activités organisées en son sein.  Le café-cantine y est bien réel — avec une offre 100% locale, bio et de saison, et 50% de plats végétariens  — mais il n’est qu’un des piliers du lieu. On y trouve aussi l’Atelier REné, espace de réparation basé sur l’entraide et le faire-ensemble, où des réparateurs aident à remettre en vie électroménager, mobilier et luminaires.  Dehors, une ferme urbaine fait pousser légumes et aromates, et des ruches produisent un miel élu meilleur du Grand Paris. En dix ans, le lieu a accueilli plus de 200 000 visiteurs par an et organisé plus de 4 000 événements.  On vient y déjeuner, certes, mais on repart avec une idée, un savoir-faire, ou une conversation qu’on n’avait pas prévu.

Wecandoo — partout à Paris : créer de ses mains, ensemble

Le concept est simple et original : organiser des rencontres entre le grand public et des artisans, sous la forme d’ateliers chaleureux et conviviaux, afin de sensibiliser à l’apprentissage des métiers d’arts et de l’artisanat.  Céramique, maroquinerie, parfumerie, brassage de bière, fabrication de savons, menuiserie… Wecandoo propose plus de 450 activités à Paris, représentatives de 55 métiers, avec plus de 1 000 artisans partenaires.  L’idée n’est pas de prendre un cours magistral, mais de mettre les mains dans la matière aux côtés d’un professionnel passionné, et de repartir avec un objet unique fabriqué soi-même. Pour la plateforme, l’objectif est clair : mettre en lumière les savoir-faire manuels tout en proposant une offre de loisirs davantage participative, créative et génératrice de lien social.  Accessible seul, en couple, en famille ou entre collègues, Wecandoo transforme une après-midi ordinaire en moment d’échange authentique — sans écran, sans pression, juste les mains et la curiosité.

Ce que ces trois lieux ont en commun, c’est une conviction : on ne vient pas seulement pour consommer. On vient pour vivre quelque chose. Que ce soit autour d’une pizza napolitaine dans le brouhaha festif de La Félicita, d’un plat végétarien sur les quais d’une ancienne gare reconvertie à La Recyclerie, ou les mains dans l’argile chez un céramiste Wecandoo — le point de départ est toujours le même, et la destination toujours la même : les autres. Alors, peu importe que vous arriviez seul ou accompagné. Ces lieux sont faits pour qu’on reparte à plusieurs.​​​​​​​​​​​​​​​​

Et si on travaillait ensemble ?  : 

Pendant longtemps, travailler seul ne laissait guère de place à la rencontre ou à l’entraide spontanée. Le coworking a tout changé. À Paris, une nouvelle génération d’espaces a fait de la collaboration une raison d’être. On n’y vient pas juste pour avoir du wifi — on y vient pour ne plus être seul.

La Ruche — Paris 20e

La Ruche est un espace collaboratif où les acteurs du changement se rencontrent et partagent compétences et ressources.  Entrepreneurs sociaux, associations, freelances et porteurs de projets culturels cohabitent — et c’est précisément là l’idée. Une équipe anime la communauté au quotidien : formations-conseils, soirées ouvertes où l’on pitche, s’associe et débat autour d’un verre.  Des programmes d’accompagnement gratuits ciblent des publics spécifiques : femmes de la tech, demandeurs d’emploi, entrepreneurs réfugiés.  La Ruche ne loue pas des bureaux. Elle construit un écosystème.

Ground Control — Paris 12e : 

Dans la halle du 81 rue du Charolais, près de la gare de Lyon, il y a de quoi manger, boire et faire la fête — mais ce qui anime surtout le lieu, c’est de donner accès au plus grand nombre à une programmation culturelle et des activités originales.  Concerts, DJ sets, ateliers pour grands et petits, conférences, restaurant d’insertion pour cuisiniers réfugiés, espace de coworking — tout cohabite sous le même toit. L’ambition est claire : nourrir une convivialité qui passe par le bien manger, la fête, et les rencontres dans le monde réel.  Ici, travailler et vivre ne sont pas deux choses séparées.

Together — Paris : 

Together est une communauté d’entrepreneurs aux expertises complémentaires, réunis autour de plusieurs espaces parisiens dédiés aux métiers de la création et de la communication.  En intégrant le réseau, on rejoint une communauté animée par l’entraide et la bienveillance, où synergies et partenariats naissent naturellement.  Des animateurs connectent régulièrement anciens et nouveaux membres et organisent des mises en relation.  On peut y venir seul pour une heure ou s’y installer à l’année — dans tous les cas, l’idée est la même : que la prochaine collaboration naisse d’une conversation de couloir.

Un coworking sans communauté n’existe pas. On ne partage pas uniquement son bureau : on partage son quotidien, ses expériences et son savoir-faire.  Qu’on soit entrepreneur en quête d’associé, freelance isolé ou porteur de projet — ces lieux existent pour ça. On y vient travailler. On repart avec des liens.​​​​​​​​​​​​​​​​